lundi 23 novembre 2020

Couronne de porte...

 

De jour...


De nuit...


Sur la gauche, c'est, en principe, une fougère... Alors, la ressemblance n'est pas frappante, elle manque un peu d'épaisseur et ce n'est pas la saison, mais la forme arrondie me plaisait bien...

Bonne journée !

dimanche 22 novembre 2020

L’Ile de Groix...

Pour ce dernier périple de notre séjour breton, nous avons décidé de visiter l'Ile de Groix, parce qu'on a certes déjà pris le bateau mais pour aller de l'autre côté de la rade alors, ça ne compte pas vraiment... Cette fois, la traversée va durer 45 minutes, juste le temps nécessaire pour voir un dauphin sauter deux ou trois fois dans notre sillage !

La météo annonce un temps mitigé. On espère passer entre les gouttes. Notre traversée est réservée depuis 4 jours, les prévisions étaient ensoleillées... Bref, on prendra la météo comme elle vient ! Et on a emmené le chien. Il faut compter 15,50 euros la traversée pour un adulte et 8,50 euros pour un enfant. Ajoutez 3 euros pour le chien. Et c'est parti !


Il est 11h45 heures quand nous arrivons à Port-Tudy. En cette saison, le ferry fait 4 allers-retours quotidiens. Le temps est frais mais le ciel est encore bleu. Ça ne va pas durer... Les abords de l'île sont magnifiques. Nous avons prévu de traverser l'île à pied du nord au sud pour atteindre directement le Trou de l'Enfer. Ensuite, en suivant les sentiers côtiers, on envisage de revenir jusque Port-Tudy par l'est en passant par la Pointe des Chats, les Sables Rouges et les Grands Sables, soit 17 km en 5 heures puisqu'on reprend le bateau à 17h. Ouais, on est ambitieux. Et on galère direct pour trouver la bonne direction ! Impossible, dans le centre-ville, de trouver un fléchage quelconque pour nous indiquer la Pointe de l'Enfer. On finit par demander puis, à la sortie du village, par trouver des panneaux. Le ciel est menaçant, ça fait des photos magnifiques.


Vers 13h, les enfants ont faim. On s'arrête pour pique-niquer sur le chemin balisé qui longe le littoral. On s'est déjà trompé 2 fois de route... mais les paysages sont magnifiques, alternant landes de bruyères et d'ajoncs, falaises de granit déchiquetées, criques secrètes et minuscules plages de sable blanc.



Nous sommes seuls, absolument seuls ! Nous ne croiserons personne sur notre chemin du bout du monde. C'en est presque angoissant, surtout avec ce ciel bas qui ne veut pas se dégager. Et puis on voit l'heure avancée et on se dit qu'on ne pourra pas faire le trajet prévu.

A Locmaria, on abandonne l'idée d'aller jusqu'à la Pointe aux Chats et on coupe directement vers le nord-est pour atteindre la plage des Grands Sables qu'on veut absolument voir. Les enfants sont cools et, comme le chien, enchaînent les kilomètres et les détours sans râler.


La plage des Grands Sables est bien cachée. Il faut trouver le petit escalier qui descend au milieu de la végétation pour y accéder. Mais après, cette plage convexe, la seule d'Europe, est incroyable ! Un sable blanc fin et brillant, qui colle à la peau comme des paillettes, une plage qui avance en arc de cercle dans la mer, des vagues qui s'entrecroisent de façon inhabituelle... On a tous adoré ce lieu, malgré le ciel terriblement gris et le vent terriblement frais.


Puis, tranquillement, on a repris notre route vers Port-Tudy et là, un miracle s'est produit ! Le soleil a transformé les paysages ! Le soleil, enfin, nous a fait passer de l'automne à l'été et nous avons pris un plaisir de dingue sur les 5 derniers kilomètres de cette balade, dans des petits sentiers ombragés qui dévoilent tout à coup une anse discrète à l'eau bleu turquoise.


Oui, oui, c'est bien la même île, la même mer, le même sable blanc, mais avec du soleil. Et ça change tout ! En arrivant à Port-Tudy, nous en avons tous plein les jambes ! Sauf Pia, encore prête à galoper. On s'offre une pause dans l'un des deux cafés du port et un petit tour à la conserverie locale Groix & Nature où nous achetons quelques rillettes de crabe et autres assaisonnements marins. Même le port, un peu tristounet en arrivant, a meilleure allure sous le soleil. On attend notre bateau au soleil, allongés sur un banc au milieu des caisses de poissons et des bateaux de pêche et des voiliers. 


Pendant les 45 minutes de la traversée retour, on parle peu. On est tous fatigués mais heureux. On a adoré cette île et on n'hésitera pas à y retourner. L'ambiance doit y être très différente en été et louer un vélo sur place aurait pu être une bonne idée. Ou alors trouver une petite location les pieds dans l'eau directement sur l'île...❤

Voilà, c'était le dernier épisode de notre séjour dans le Morbihan. C'était il y a moins d'un mois, ça nous paraît loin comme le siècle dernier. Entre temps, il y a eu le reconfinement. Quelle chance nous avons eu de pouvoir profiter de cette semaine, ensemble ! On en a profité au maximum, je crois. Prenez soin les uns des autres.

Bon week-end.




samedi 21 novembre 2020

La Presqu’île de Quiberon...

Petit retour sur nos vacances, si lointaines déjà, parce que ça n'peut pas faire de mal ! Si ?

Pour notre troisième jour de vacances, nous avions décidé de pousser une pointe jusqu'à la presqu'île de Quiberon. C'était aussi l'occasion d'y retrouver des copains en pleine compétition de voile. (Salut Arthus !) 

On a adoré Quiberon : le dépaysement avec le passage de l'isthme et la mer toute proche des deux côtés, la petite île accessible à marée basse à Portivy où nous avons pique-niqué, les chemins de randonnées qui bordent tout le littoral, ses plages de gros sable brillant, le Trou du Souffleur et son eau transparente d'un bleu si intense...





Mais on n'y mettra pas les pieds en été ! Parce que déjà là, on n'a pas pu éviter les embouteillages du retour... alors en juillet-août, ça doit être l'enfer ! Ou alors trouver une petite location les pieds dans l'eau sur la presqu'île... ❤

Bonne journée !



dimanche 1 novembre 2020

Et sinon, au jardin...

Parce qu'il faut bien s'occuper pour penser à autre chose, j'ai attaqué le nettoyage des carrés potagers, sous le crachin de novembre et le regard de Pia, 11 mois. Il reste encore quelques salades, des mini-carottes et du chou chinois mais je ne sais pas vraiment à quoi ça doit ressembler pour être mangé... Dans le bac surélevé du fond, il y a aussi des radis noirs, pleins de feuilles mais maigres en racines.




Dans les carrés externalisés, j'ai enfin arraché les pieds de tomates gris de mildiou. Il ne reste que quelques épinards, des brocolis en train de fleurir et la ciboulette qui s'est semée follement partout !




La nature, comme à son habitude, trace sa route sans s'émouvoir et les liquidambars ont déjà pris leurs belles couleurs d'automne, en douceur, tout comme le parrotia qui, cette année encore, a suffisamment de feuilles pour qu'on admire leur belle couleur jaune d'or. Ouais, la vie continue en fait... 



samedi 31 octobre 2020

Re-confinement...

C'est bizarre, on s'y attendait pourtant... mais ce nouveau confinement, moi, je ne le vis pas bien. 

Et pourtant je ne suis pas restaurateur, ni responsable d'une boutique "non-essentielle", privés de clients, de reconnaissance et de revenus. Je ne suis pas étudiante, privée de cours, de potes, de vie sociale à 20 ans. Je ne suis pas infirmière, submergée par la charge de travail et lassée de ne pas être entendue, reconnue. Je ne suis pas intermittente du spectacle, perdue, sans salaire, sans représentation. Je ne suis pas policière, indispensable et pourtant mise en cause chaque jour, malgré ma bonne volonté, ma bienveillance et cette envie de tout envoyer balader. Je ne suis pas une femme battue, cloîtrée seule avec ses enfants et son mari violent. Je ne suis pas sportive, sans salle de sport, sans piscine, sans vestiaire. Je ne suis pas en EPHAD, inquiète à l'idée d'être contaminée par mes proches qui viendraient me rendre visite, mais plus inquiète encore à l'idée qu'ils ne viennent pas. Je ne suis pas seule, sans personne autour de moi, sans autonomie pour me déplacer. Je ne suis pas en appartement, sans jardin, à tourner en rond chez moi. Je ne suis pas musulmane, inquiétée par les propos extrémistes prononcés à mon égard. Je ne suis même pas catholique, anxieuse à l'idée d'aller à l'église pour revendiquer mon culte...

Non, je suis juste enseignante. Je vais donc aller travailler lundi, simplement et sans vague, avec mon attestation en poche, et des élèves qui porteront un masque, ou pas. Je vais aller travailler lundi et faire une minute de silence pour un collègue tué pour avoir cru en la liberté d'expression, mais face à des enfants de 7-8 ans qui ne vont pas comprendre ce que je vais tenter de leur expliquer, car dans mon école, il n'y a pas beaucoup d'enfants musulmans et que je ne veux surtout pas qu'ils se sentent stigmatisés. Je vais aller travailler lundi, comme si de rien n'était, et faire en sorte que mes élèves aillent bien, qu'ils se lavent 100 fois les mains et qu'ils évacuent leurs angoisses, leurs craintes, et jouent en récréation sans penser à ne pas se toucher. Je vais aller travailler lundi avec la sensation que ce monde ne tourne pas rond, qu'on pourrait sûrement changer tout ça mais que, manifestement, on n'en a pas vraiment envie...

Bon week-end, ou pas ?



lundi 26 octobre 2020

Les alignements de Carnac...

Deuxième jour dans le Morbihan et le temps est toujours au beau fixe ! Les gars décident d'aller visiter La Base, l'ancienne base de sous-marins de Lorient... Malheureusement, avec les restrictions sanitaires, toutes les visites sont complètes ! Il aurait fallu réserver les entrées à l'avance sur Internet...

Tant pis, puisque le temps est clément, nous voilà partis pour Carnac et ses alignements de mégalithes ! 

Difficile de savoir, avant de partir et sans connaître les lieux, si la présence d'un chien nous pénalisera vraiment ou non. Finalement, parce que certains parcs sont interdits aux chiens, nous décidons de laisser Pia à l'appartement. Dommage... Les alignements sont bien visibles depuis les chemins qui longent les différents sites et aucun contrôle n'est prévu à l'entrée des parcs en visite libre. 

Nous ne souhaitions pas non plus faire une visite guidée. C'est peut-être une erreur car les alignements de Carnac, et les mégalithes bretons dans leur ensemble, demeurent globalement énigmatiques et on reste un peu démunis face à ces immenses champs de très gros cailloux...

Le point de rendez-vous est situé à la Maison des Mégalithes, une grosse structure contemporaine avec un point de vue sympa sur les alignements depuis la terrasse supérieure. A l'intérieur du bâtiment, vous pourrez obtenir un plan gratuit des différents parcs, qui se visitent ou non, ou choisir une visite guidée. Un parcours en petit train est également proposé sur le parvis. Durant 50 minutes, vous faites le tour des alignements avec quelques explications touristiques. Les petits chiens sont acceptés gratuitement, sur les genoux ou aux pieds...

Nous choisissons de faire les deux premiers alignements à pied. Les alignements du Ménec, les plus proches, ne sont peut-être pas les plus impressionnants par la taille des pierres mais les onze lignes de pierres dressées sont bien visibles et assez spectaculaires. Tout au long de la balade, chacun se questionne sur l’intérêt de planter ainsi de si gros morceaux de granit ! Car tout cela reste très mystérieux et si l'aspect religieux ou mystique parait une évidence, l'archéologie actuelle n'a pas encore la réponse à toutes nos questions !


Plus loin, le site de Kermario présente des mégalithes de plus grandes tailles. C'est le plus grand des trois parcs de menhirs car les dix lignes se prolongent sur plus d'un kilomètre. La taille des pierres respecte la déclivité du terrain : les plus petites en bas, les plus grandes en haut.


Enfin, nous avons choisi de reprendre la voiture pour visiter les alignements de Kerlescan et voir le Géant du Manio, un menhir isolé de plus de 6 mètres de haut signalant le quadrilatère du Manio, peut-être les restes d'un ancien tumulus.



Ce menhir étonnant est situé en pleine forêt. On en a profité pour ramasser quelques châtaignes... grillées le soir même pour le dîner ! 

Alors quelle conclusion pour cette journée ? On a beaucoup aimé le site, sans doute à cause de la météo et du peu de monde présent. Je n'ose même pas imaginer à quoi ressemble Carnac en plein été... Mais nous restons tous dans l’expectative. Nous étions tellement persuadés de trouver la réponse à cette question millénaire : à quoi ça sert !? Mais non, pas d'éclair de génie, de vibrations chamaniques ou de découverte historique en contournant ces ensembles néolithiques. Nous avons observé, touché, respiré le site, entendant ça et là quelques histoires sur d'éventuels rayonnements radioactifs de certains monolithes en granit... mais non, nous, on n'a rien ressenti, hormis la beauté solennelle des lieux !

Bonne journée.

 

dimanche 25 octobre 2020

Quelques jours dans le Morbihan...

Jusqu'à la semaine dernière, je n'étais jamais allée, en France, beaucoup plus à l'ouest que le Mont Saint-Michel, hormis un court séjour dans l'estuaire de la Rance près de St-Malo, qui m'avait d'ailleurs laissé de très jolis souvenirs (merci Sophie !). Et pourtant, cette région avait tout pour m'attirer : la mer, les côtes sauvages, les menhirs, le temps incertain, le cidre, le kouign-amann, les cirés jaunes... Tout un tas de stéréotypes à la con sur la Bretagne qui auraient dû m'attirer là-bas depuis bien longtemps ! Oui mais voilà, mon homme aime la chaleur alors... 

Pourtant, cette année, comme il n'était pas question de partir loin, faute de temps et de budget, une opportunité improbable nous a conduit jusqu'à Larmor-Plage (merci Nico !), une petite ville typique des cités balnéaires du siècle dernier. De là, nous avons rayonné jusque Lorient, Carnac et Quiberon, pour une première approche d'une toute petite partie de la côte sud de la Bretagne, une toute petite partie du Morbihan.

Premier jour : pour commencer en douceur après nos 7 heures de voiture de la veille, nous avons choisi de faire une petite balade en bateau jusque Port-Louis, juste en face. Voilà la vue que nous avions de notre salon : en face, Port-Louis et sa citadelle militaire, à un battement de rame, en apparence... Nous voici donc partis pour Lorient, direction le Port de pêche, où nous attend le batobus. Pour le prix d'un ticket de bus (1,50 euros par personne), le dépaysement est garanti ! 


Le petit port de Port-Louis où nous débarquons est un peu triste. Nous sommes hors-saison en période de Covid et ça se sent... Les bars sont ouverts mais pas de crêperie dans les environs. Nous continuons notre chemin jusqu'à la citadelle. 


La citadelle abrite aujourd'hui le Musée de la Compagnie des Indes et le Musée national de la Marine, tous deux fermés le mardi. Mais les extérieurs valent à eux seuls le détour. 


D'autant que depuis la citadelle, vous pouvez accéder à plusieurs petites plages, une de sable fin avec des rochers et l'autre avec plein de jolis coquillages !



Mes coquillages préférés sont les petits escargots jaune vif, les littorines obtuses, mais il y a aussi des turritelles communes, longs cônes en spirale, et des porcelaines ou grains de café, dont la recherche peut m'occuper toute une après-midi !


Nous sommes ensuite revenus tranquillement par la Grande rue, rue commerçante et piétonne, un peu tristounette en cette fin d'octobre... Mais je me suis tout de même arrêtée chez Bulle-L'atelier boutique où j'ai trouvé une petite gravure très sympa de Sterenn Depret !


Nous avons ensuite simplement repris le bateau, comme on reprendrait le bus, en jetant un regard nouveau sur la ville de Larmor-Plage, de l'autre côté de la baie !


Toute la journée, malgré une météo annoncée catastrophique, nous avons pu marcher sans une goutte de pluie, profitant de la douceur du climat et de ses 18 degrés printaniers. Nous n'avions pas emmené Pia, mais nous aurions pu. Le batobus accepte en effet les chiens. 

Bonne soirée !